ALchimie

Alchimie.

 

Le mot « alchimie » vient de l’arabe « al-kîmiyaé ».

Pourquoi alors avoir traduit « kïmiyae » par « chimie » sans traduire « al » par « le » ou « la » ?

Allez là, AL est la clef, AL est là

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compères, alliés, repères

L couronné


« Lors de sa première édition, ce livre s’appelle L. (…) Ce titre devrait être AL, « El« , car « L » a été entendu de la voix d’Aiwaz, non lu. AL est donc le vrai nom du Livre, car ces deux lettres et leur numération, 31, sont la Clef suprême à ses Mystères. »

L couronné

 

Duchamp disait que l’art est un état d’esprit. Or l’esprit, en alchimie, c’est le mercure.Dans le macrocosme le mercure correspond au monde divin, le soufre au monde astral, le sel au monde matériel.
L’art consiste à animer grâce au soufre (anima) un métal (mercure-vif argent) afin de produire une vapeur sachant que seul le mercure est sublimé. Est-ce con ? Pas tellement quand on voit la fabrication de nos rêves : une âme (soufre) s’agite en nous alors que le corps (sel) se repose, que la conscience s’éteint et que nous entrons dans la nuit (oeuvre au noir). D’un coup tout s’allume et les images, les sons et les scènes apparaissent. Généralement tous nos rêves sont à la gloire du double de nous-même. Toujours se met-il en scène.
Faire de l’art consiste à travailler ce mercure. Après sa sublimation (vapeur mercurielle volatile) il s’agit de coaguler cette subtilité afin de la concrétiser, de la rendre manifeste.
L’esprit est fait d’imagination d’intelligence, de pensée et d’intuition. Tout ça fonctionne en esprit. Est-ce con ?
Pas tellement quand on réalise depuis une idée comment une oeuvre nait, par projection de mercure sur le monde. (par exemple orAL-Al en or)
La pierre philosophale est dans la tête. Dès que vous approchez une idée près d’elle, tout s’embellie, resplendit, s’aurifère. L’écoute de soi-même (symbole L couronné) produit de l’or, propriété et puissance de la pierre philosophale, celle de nos certitudes.

La pierre philosophale est construite ainsi, sur des certitudes. Il s’agit d’éradiquer toute croyance. De quoi est-t-on certain ?
Car il s’agit d’une pierre, sur laquelle on peut s’appuyer, s’assoir dessus en toute sécurité. La pierre flirte avec la vérité.
Je suis certain que si je cesse de respirer, je meurs.
Inspir-expir me sont imposés. C’est une certitude qui participe de ma pierre.
Idem avec le coeur, s’il s’arrête je meurs. On pourrait bien le doper, il suit son cours, je n’ai aucune prise sur lui. C’est une certitude.

La pierre philosophale fonctionne uniquement avec des certitudes, pas des croyances. (cf. « Sapiens » de Noah Hariri).C’est scientifique : tout se valide ou s’écarte. L’ordre imaginaire n’a pas de prise sur la pierre philosophale. Chacun aspire et se nourrit de l’autre. La certitude délivre des attractions de la croyance.
Ainsi va la pierre, accumulant des certitudes arrachées à la matière. Puis l’humain rencontre le génie et devient un astre solaire solitaire.

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